Petit séjour au Pôle Nord

Qu’est-ce que serait un semestre en Scandinavie sans faire un petit tour en Laponie ? Et bien nous l’avons fait ! Et quelle expérience inoubliable. Sincèrement, les mots ne suffisent pas pour décrire cette belle aventure que nous venons de vivre et dont nous nous réveillons doucement mais je vais essayer de le faire au mieux pour vous faire rêver et voyager comme nous l’avons fait. Let’s go !

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Samedi 16 mars :

Ça y est, c’est le départ, l’aventure commence ! Nous étions attendu à 19:30 à la gare centrale de Sundsvall par le bus de l’organisme Scanbalt Experience. Celui-ci est un organisme qui propose des voyages à des prix très abordables pour des étudiants venus des quatre coins du monde. En effet, ceux-ci ne sont pas réservés exclusivement qu’aux étudiants de Suède (même si nous étions pour les ¾ des étudiants de Sundsvall) mais ils sont ouverts à tous, ce qui est vraiment génial.

Le bus était parti de Stockholm quelques heures plus tôt, puis faisait deux arrêts, un à Sundsvall et un à Umea. Pour atteindre la petite ville de Kiruna en partant de Sundsvall, nous avions 12h de bus. C’était un peu long même si la nuit a été courte, mais je savais déjà que ça en valait vraiment la peine.

Dimanche 17 mars :

8h : nous voilà enfin arrivés à Kiruna. Une nuit dans un bus n’est jamais très reposante mais nous étions tous prêt à commencer l’aventure malgré la fatigue (et le mal de dos).

Un petit déjeuner nous attendait à l’hôtel, où nous faisions une étape d’une nuit, pour bien démarrer la journée. Dès 9h, nous avons tous enfilé nos plus belles tenues : collant et sous-pulls thermiques, chaussettes et pantalon de ski, gros pull en laine, tour de cou, écharpe, bonnet, gants, doudoune, bottes… sans oublier les lunettes de soleil (très importantes pour ne pas être ébloui par la neige). Nous n’étions donc pas du tout à notre avantage, mais au moins nous étions bien au chaud et prêt pour une petite visite de la ville de Kiruna.

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L’église est plus belle que mes deux colocs, il faut l’avouer !

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L’intérieur de l’église

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Et au milieu des rues … un igloo!

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Un panneau normal en Laponie.

 

Petit point de culture générale :

La ville de Kiruna à été construite au début des années 1900 suite à la découverte d’un minerai de fer dans la montagne de Kirunavaara. La ville a donc été construite afin d’exploiter au mieux cette ressource. Aujourd’hui la ville compte plus de 18 000 habitants et sa population ne cesse d’augmenter. Cependant, après plus d’une centaine d’année d’exploitation, plus d’un milliard de tonne de minerais ont été extraite et cette exploitation massive entraîne une baisse du niveau du sol sous une partie de la ville, et donc à terme son effondrement. La municipalité s’est donc trouvée face à un gros dilemme : arrêter l’exploitation ce qui entraînerai la mort économique de Kiruna ou déplacer la ville. What ? Et bien figurez-vous que c’est l’option numéro 2 qu’ont choisi les habitants de Kiruna. Depuis plusieurs années maintenant, un nouveau centre ville est en construction à 3km à l’ouest de la ville et un gros projet de déplacement de certaines infrastructures est en cours. Ils sont forts ces Suédois !

 

Une fois le petit tour de la ville terminée, nous sommes parti  pour deux activités hors du commun : chien de traîneau et motoneige ! Je ne saurai pas vous dire laquelle des deux j’ai préféré, car elles n’avaient rien à voir, mais étaient tout aussi génial l’une que l’autre.

Le chien de traîneau était un moment magique et très reposant. Nous étions 4 sur un traîneau tiré par une petite dizaine de chiens au beau milieu de vastes étendues de neige dans un calme plat, sous un temps magnifique !

Au milieu du parcours, nous avons retrouvé l’autre moitié du groupe qui faisait de la motoneige, et nous avons échangé d’activité. Biensûr nous avons fait une longue pause pour les chiens puissent reprendre des forces…

Après le calme et le repos des chiens de traîneau, la motoneige nous a bien réveillé. Nous étions deux par moto et nous devions conduire à tour de rôle. Ce n’était pas évident, mais une fois lancé on ne voulait plus s’arrêter !

Après une telle journée nous avions tous en tête de chasser les aurores boréales, mais même si la probabilité d’en voir était très élevée, le ciel était bien trop nuageux… Nous avons donc opté pour une bonne nuit de sommeil afin de reprendre un maximum de force pour continuer l’aventure.

 

Lundi 18 mars :

Debout de bonne heure et de bonne humeur pour une nouvelle journée bien chargée. Dès le matin, nous sommes parti visiter l’hôtel de glace à Jukkasjärvi prêt de Kiruna. Oui oui vous avez bien lu : un hôtel fait de glace et de neige. C’est d’ailleurs l’hôtel de glace le plus grand au monde. Il est évidement possible d’y réserver une chambre, mais sincèrement qui payerait jusque 12 000 SEK (soit 1 200€) la nuit pour dormir dans -5°C ? Au  final, cet hôtel est plus considéré comme une œuvre d’art géante composée de sculpture de glace. L’hôtel est séparé en deux « bâtiments » (de glace) dont l’un est permanent et l’autre reconstruit chaque année.

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L’hôtel permanent.

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L’hôtel éphémère.

 

Petit point de culture générale :

L’Ice Hotel (ou hôtel de glace) a été construit pour la première fois en 1990 dans le but de rendre cette zone du monde un petit plus attractive en hiver. Celui-ci est construit au bord du fleuve Tornälven, fleuve qui sépare la Suède de la Finlande. C’est dans ce dernier que 5 000 tonnes de glace sont puisées chaque année pour reconstruire la partie éphémère de l’hôtel. De plus, plus de 30 000 tonnes de neige, naturelle et artificielle, sont utilisés pour sa réalisation. La construction débute chaque année dès le début de l’automne et l’hôtel ouvre ses portes début décembre. Puis, au mois d’avril l’IceHôtel ferme et fond naturellement durant le printemps.

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L’hôtel contient plus d’une trentaine de chambres, toutes décorées chaque année par des artistes du monde entier. L’hôtel de 2018 ne ressemble donc pas du tout à celui que nous avons vu et celui de 2019 ne ressemblera pas à celui de 2020. Amazing!

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Quelques chambres….

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… puis une suite !

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De plus, l’hôtel permanent comporte une partie bar (l’IceBar) où des boissons sont servies dans des verres en glace, ainsi qu’une chapelle pour des mariages.

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L’IceBar!

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Et la chapelle pour les mariages !

 

 

Petite anecdote : L’hôtel doit désormais suivre des mesures de sécurités du gouvernement suédois et est donc équipées d’alarmes incendies. Evidemment ce n’est pas la glace qui risque de brûler, mais plutôt les objets qui s’y trouvent comme les oreillers ou encore les affaires des clients, et il serait dommage de faire fondre l’hôtel de cette manière là …

 

Après une matinée bien au frais mais à l’abris nous sommes partis à la rencontre d’un peuple Sami où nous avons eu la chance de rencontrer des rennes et même de les nourrir. Après quoi nous les avons… dégusté ☹ Et oui, nous avons goutté un petit bout de « saucisson de renne » et bu un bouillon, qui n’est pas bien passé car tout portait à croire qu’il s’agissait de l’urine de ces jolies petites bêtes…

Nous avons également eu des tonnes d’explications quant aux modes de vie de cette petite communauté à part du monde. Rencontrer et échanger avec des personnes ayant des modes de vie totalement différents aux nôtres et vivant dans un endroit si reculé du monde dans le froid et sous la neige, était vraiment un moment touchant. Voici un petit retour en image :

 

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Un petit bébé renne!

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Un homme du peuple Sami, ses multiples explications et son amour des bêtes!

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Petit moment au coin du feu pour goutter aux produits locaux.

 

Après deux belles découvertes nous avons pris le bus en direction du parc national d’Abisko. Une merveille de la nature et un régal pour les yeux une fois de plus.

 

Une fois arrivé, nous avons pris possession de nos chambres et le soir nous avions une petite soirée organisée autour du feu dans un tipi en attendant les aurores boréales. Notre guide, Marcel, nous avait gentiment préparé un petit vin chaud et avait des chamalow à faire griller. Toutes les 10 minutes une ou deux personnes sortaient et étaient chargés de prévenir les autres si les petites aurores pointaient le bout de leur nez. Et vous savez quoi ? Elles ne sont jamais vraiment arrivées… Enfin, j’ai eu la « chance » ce soir-là de faire partie du petit groupe de personne qui ont vu quelques lumières vertes très timide dans le ciel mais rien de très impressionnant malheureusement…

 

Mardi 19 mars :

Nouvelle journée, nouveau pays ! Une petite excursion à Narvik en Norvège était prévu en supplément dans le voyage. En effet, depuis Abisko, nous n’étions pas très loin de la frontière Norvégienne. En chemin nous nous sommes arrêté sur la plage (et oui, même au Pôle Nord il y a la plage) afin de voir un magnifique Fjord qui se trouve juste avant la ville. C’était impressionnant de passer des montagnes Suédoises arrondies et pas très hautes, aux immenses montagnes rocheuses Norvégiennes, en quelque kilomètre seulement.

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Petit point de culture générale :

Narvik est la troisième ville la plus importante des villes norvégiennes du cercle polaire arctique. Celle-ci compte environ 14 000 habitants et est construite autour d’un port qui servait et sert encore aujourd’hui à évacuer le minerai de fer venant de la mine de la ville suédoise Kiruna par voie ferroviaire. Pendant la seconde guerre mondiale, c’est à Narvik qu’avait eu lieu une bataille navale et terrestre engageant la Norvège, la France, le Royaume Uni et la Pologne contre l’Allemagne qui voulait s’approprier la ligne d’approvisionnement de minerais.

Je vous parle de ça car beaucoup de petites choses au sein même de la ville rappellent ce moment de l’histoire. Comme l’énorme bunker au milieu d’un lotissement en plein milieu de la ville par exemple.

Ce jour-là nous avons parcouru la ville d’est en ouest afin d’atteindre les deux points de vue de la ville.

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Puis nous avons finalement repris le bus pour retourner sur nos terres suédoises à Abisko où se trouvait notre hôtel.

Une fois revenu, nous avions une petite activité de prévu, sans doute la plus typique de l’aventure : une séance de sauna puis descente dans un puit d’eau au beau milieu d’un lac gelé. Nous avions trois sessions possibles : une à 17h, une à 18h30 et une à 20h.

Avec un petit groupe nous avions opté pour la première séance afin de plonger dans l’eau en regardant le soleil se coucher. Et je ne le regrette pas du tout ! Nous étions dans une petite cabane où il n’y avait qu’un sauna et une petite pièce pour se changer au bord du lac, perdu au milieu du désert de la Laponie.

 

La petite cabane sauna…

…et le puit d’eau gelée.

Nous étions une petite dizaine et nous sortions à tour de rôle par deux ou trois pour tester la température de l’eau du lac gelé. Pour ma part, j’ai renouvelé l’expérience trois fois mais je n’ai jamais osé mettre la tête dans l’eau. Finalement, le plus dur n’était pas de passer du sauna à l’eau du lac, mais de marcher de la cabana au puit… marcher pieds nus sur la neige et la glace était sans doute la pire sensation. Le trop froid, comme le trop chaud, brûle. Rester sur place sans lever les pieds était impossible, enfin si c’était possible, mais c’était au risque d’y laisser sa peau collée à la glace (ce n’est pas charmant du tout, mais c’est la vérité).

Mais en y repensant, il faisait -10°, nous étions en Laponie, sous un coucher de soleil aux couleurs magnifiques, alternant entre Sauna et lac gelé.. quelle chance nous avions de pouvoir vivre de tels moments!

Finalement, le groupe de 20h n’ayant pas vu le beau couché de soleil, ils ont eu droit à quelque chose de bien mieux : des aurores boréales un petit plus prononcées et un petit plus longues que celles de la veille. Quelle chance ! Malheureusement pour ma part, je me trouvais dans l’hôtel et au moment où je suis sortie celles-ci étaient en train de disparaître…

Mais je ne perd pas espoir ! Samedi prochain nous partons avec 3 amies dans les îles Lofoten en Norvège pour une semaine complète. Pour vous situer, les Lofoten ne sont pas très loin de Narvik (oui nous allons refaire exactement le même trajet), donc en Laponie Norvégienne, et la probabilité de voir des aurores sera encore bel et bien présente, alors je ne désespère pas et je croise les doigts !

 

Mercredi 20 mars :

Ce matin là nous n’avions rien de prévu à part refaire les valises et nettoyer nos chambres… Mais nous avons quand même trouvé un peu de temps pour se balader une dernière fois dans le magnifique parc national d’Abisko, de voir des personnes faire de l’escalades sur la glace (ice climbing) et de faire de la luuuge !

A 14h, nous avons finalement repris la route, direction Sundsvall. C’est très nostalgique mais la tête remplie de beaux et d’inoubliables souvenirs que nous rentrons et tentons de remettre les pieds sur terre, pour continuer l’aventure suédoise.

Bye bye Arctic Circle, it was a pleasure !
(See you next week !!!) 

 

Petit point financier :

Après ces jolis paragraphes sur cette belle expérience que nous venons de vivre je ne pouvais pas oublier d’aborder l’aspect financier de ce voyage.

Scanbalt Experience nous proposait un prix de 350€ comprenant les trajets en bus, les 3 nuits en hôtels, un petit déjeuner à Kiruna, la visite de l’Icehotel et la rencontre avec le peuple Sami, ainsi que les activités telles que le sauna + lac gelé et la soirée dans le tipi. Nous avions au préalable réservé nos places pour participer aux activités de chiens de traîneau et de la motoneige ce qui nous a coûté 20€ et nous devions payer 85€ supplémentaire en cash une fois sur place. Puis, pour la journée à Narvik, nous devions payer 15€ en cash également.

Sans compter la nourriture qui était à nos frais, le voyage m’a donc coûté 470€. Donc en prenant en compte les petites courses pour survivre au Pôle Nord, ce voyage m’est revenu à un petit plus de 500€.

Ce n’est pas rien pour nous pauvres étudiants, mais en prenant du recul et en regardant toutes les activités que nous avons eu la chance de faire, 500€ est vraiment très correct.

Et oui, voyager a un prix. Vivre un Erasmus a un prix. Alors si vous comptez partir en Erasmus je vous conseil grandement de mettre de l’argent de côté si vous le pouvez afin que vous puissiez vous permettre de vivre des voyages comme celui que je viens de vivre, qui vous marqueront à vie!

Alors même si aujourd’hui mon compte en banque n’est pas des plus heureux, je vous assure que moi je le suis, car j’ai réalisé un de mes rêves en vivant un séjour au bout du monde, rempli de souvenirs et de bons moments que je n’oublierai jamais!

 

Thank you to everyone, you are amazing ! ❤
And thank you to Scanbalt Experience but mostly to Marcel, our great guide tour!
It was awsome, an experience we will never forget ❤

 

Océane   🙂

 

L’université Suédoise

Chose promise, chose due. Voici un petit article concernant le système universitaire en Suède. Je ne vais pas vous mentir, ce ne sera pas l’article le plus fun, mais étant venu au Pôle Nord pour valider ma licence, je me dois de vous prouver que je travaille un peu malgré tout. Let’s go !

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Image associée

Plusieurs mois avant le départ en mobilité, nous avions pris connaissance de la liste des cours que proposait notre université partenaire, la Mittuniversitetet (Mid Sweden University, Sundsvall). L’anglais étant énormément parlé en Suède, la grande majorité des cours sont proposés en anglais (et heureusement pour nous).

Après plusieurs rendez-vous avec notre référente de zone, Mme Sisto, nous avons pu soumettre un pré-contrat d’étude dans lequel nous devions choisir 4 ou 5 cours, afin d’avoir un total de 30 crédits ECTS. Les cours proposés étant quasiment tous à 7,5 crédits, nous pouvions en choisir 4 seulement (lucky girls !). Ces cours devaient, évidemment, avoir un rapport avec notre parcours d’étude initial, c’est-à-dire pour moi : les Langues, l’Interculturalité et les Ressources Humaines (ayant choisi l’option IRH en deuxième année). Toutefois, l’université de Sundsvall ne proposait aucun cours ayant un rapport avec l’Interculturalité ou la RH, c’est pourquoi j’ai eu le droit de choisir d’autres cours, qui m’intéressaient, et qui pourraient m’être utile pour la suite (mais ayant un rapport avec la LEA en générale quand même). C’est pourquoi au tout début j’avais opté pour les cours suivants :

 

English BA, Business Writing (7,5 crédits), cours à 25%, de janvier à juin.

Graphic Design BA, Illustration (7,5 crédits) cours à 100%, de janvier à fin février

Swedish Language, Swedish for Foreign Students (7,5 crédits) cours à 50%, de janvier à fin mars

Photography BA, Digital Photography (7,5 crédits) cours à 50%, de janvier à fin mars.

 

Et oui, le système suédois est bel et bien différent de celui de notre fac Auvergnate. Car comme vous pouvez le voir, ici les cours fonctionnent par période et par pourcentage. Sorry, what ? Je m’explique !

Un cours à 100% est un cours « à temps plein », composés de plusieurs heures de cours tous les jours de la semaine, avec beauuuucoup de travail personnel. Le cours d’Illustration par exemple était un cours à 100% mais sur une période d’un mois et demi seulement, ce qui signifie que celui-ci était très condensé.

Un cours à 50% est un cours « à mi-temps », qui peut représenter par exemple 2 heures de cours 2 fois par semaine (comme les cours de Suédois et de Photography) avec une quantité de travail personnel moins importante (jusqu’au jour où la panique pré-partiel se fait sentir).

Le cours de Business Writing est un cours à 25%, qui se fait à distance et individuellement.

 

Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’ai plus que 2 cours sur les 4 que j’ai cité. En effet, dès les premiers jours, j’ai bien compris que le cours d’Illustration n’était pas du tout fait pour moi. Celui-ci nécessitait une bonne maîtrise du logiciel Illustrator (ce qui n’est absolument pas mon cas). De plus les heures de cours chevauchaient celles de Photographie.

J’ai donc demandé à changer de cours, par peur de ne pas valider cette matière mais surtout afin de privilégier les cours de photographie. Après des échanges avec Mme Sisto ainsi qu’avec les professeurs de Sundsvall, j’ai finalement opté pour un cours de Media and Communication Science. Ce cours ayant un total de 15 crédits ECTS, j’ai donc pu supprimer un autre de mes cours (pour ne pas avoir plus de 30 crédits).

Le cours de Business Writing étant un cours à distance, dans lequel le but était de rédiger des documents professionnels en échangeant via internet avec d’autres étudiants ou des entreprises, j’ai décidé de le supprimer afin de privilégier les cours en présentiels.

Voilà comment passer de 4 cours à 3 tout en respectant le nombre de crédits demandés, pas mal non ?

Mes cours actuels sont donc :

Photography BA, Digital Photography, de janvier à fin mars.

-Swedish Language, Swedish for Foreign Students, de janvier à fin mars.

Media and Communication Science, Research Paper in Communication Studies, de février à début mai.

Comme vous pouvez le constater, je suis actuellement dans la période où mes trois cours se croisent. Même si cela ne représente qu’une petite dizaine d’heure de cours par semaine, il faut bien garder en tête qu’en Suède, 75% du travail se fait à la maison. A chaque fin d’une période de cours, se tient l’examen final. Les cours de suédois et de photographie se terminant bientôt, je suis actuellement dans la gentille petite période de panique pré-partiel où tout semble nous tomber dessus d’un coup. D’ailleurs, en parlant de cette petite période de speed, je dois bien admettre que celle-ci est bien moins importante qu’à Clermont. En effet, passer d’une dizaine de matière à réviser en 2 semaines à la fin du semestre, à seulement 3 à bosser en continu, ça change tout (et dans le bon sens) !

Mais que faisons nous dans ces trois matières précisément ?

Bon, apprendre une langue étrangère, on sait à peu près tous comment cela fonctionne. Mais apprendre le suédois en Suède avec une base en anglais ça n’a rien à voir (et c’est pas ce qu’il y a de plus évident). Notre professeure est une femme adorable, Léna, qui adoooooore les pauses Fika. Je ne dis pas ça parce qu’elle est Suédoise, mais bel et bien parce qu’elle nous demande toujours pendant le cours si nous voulons prendre une pause et aller chercher un petit café. Et oui, c’est aussi ça, la culture suédoise ! 😉 Bref, revenons au contenu de ce cours… Comme toute langue, nous avons commencé par apprendre à se présenter, puis les jours de la semaine, les mois, les couleurs, les saisons, les nombres, les heures, bref, du vocabulaire en tout genre. Jusqu’ici tout allait bien car le suédois possède une base germanique (mes 10 ans d’allemand me servent enfin !). Mais je ne vous cache pas que lorsque la grammaire et la conjugaison ont pointé le bout de leurs nez tout est devenu vraiment plus compliqué… Mais le plus compliqué de cette langue est sans doute la prononciation, car un mot ne se prononce pas tout à fait comme il s’écrit. Pour vous donner une idée, c’est un peu un mélange de russe, d’allemand, de norvégien et d’anglais. Wouhouuuuu ! Mais cela reste toujours très utile et intéressant d’apprendre une telle langue. Malgré un degré de difficulté assez important, je ne regrette pas du tout d’avoir choisi ce cours.

Good to know in Sweden :
-Bonjour : Hej hej  (j se prononce « y »)
-Aurevoir : Hejdå  (å se prononce « oa »)
-Merci : Tack
-Merci beaucoup : Tack så mycket
-De rien : Varsågod  (o se prononce « ou »)
-Excusez moi : Ursäkta  (ä se prononce « éa »)

Easy ! 😉

 

Pour ce qui est des cours de Photo, c’est sans surprise que je vous informe que nous avons appris à prendre des photos, amazing ! Plus sérieusement, nous avions 2h de cours théorique par semaine où nous avons traité plusieurs thèmes comme les réglages (ISO, Vitesse et Ouverture), les compositions d’une image (Règle des Tiers, les lignes, le cadre dans le cadre, les motifs, les textures, etc.), les couleurs, la lumière, etc, puis notre dernière séance était une brève initiation à Photoshop. A chaque fin de cours, nous avions un exercice a effectuer chez nous en rapport avec le thème abordé, et nous avions une journée pour réaliser le travail demandé. Puis le jour suivant nous avions 3h où chacun présentait ses photos avec ses explications. Tout ça en anglais et non en suédois je vous rassure ! Que dire de ce cours, de la photo et de l’anglais tout ça dans une ambiance décontractée.. le top ! Ce cours s’achève malheureusement dans moins de 2 petites semaines déjà, et j’ai vraiment adoré, tant la théorie que la pratique. Peu importe le niveau et les connaissances en photo, Kévin (notre prof) sait s’adapter et donner les bons conseils. Je le recommande à 1000% !

Cours sur la lumière

 

Quant au cours de Média et Com.. well… Celui-ci est assez particulier pour moi, je dois l’admettre. N’ayant suivi des cours de communication qu’en option au cours de ma première année de licence, je me suis sentie un peu perdu lorsque j’ai réalisé que j’étais la seule de la classe à ne pas étudier ce domaine dans mon pays. Le but de cette matière est de réaliser un document de recherche universitaire (un mini mémoire) d’une petite vingtaine de pages sur un sujet ayant un rapport direct avec la communication et les médias. Je vous laisse imaginer ma panique en sortant du premier cours… Cela nécessite beaucoup d’heures de travail personnel et me demande également beaucoup de recherches et de réflexions, mais il ne faut jamais oublier que demander de l’aide est toujours une bonne idée ! 😉

 

Pour ce qui est des notes, le système suédois fonctionne avec des lettres allant de A à Fx.
A = excellent
B = très bien
C= bien
D= satisfaisant
E =suffisant
F = insuffisant

Fx représente un échec que l’on peut rattraper en repassant le test ou en faisant un travail complémentaire.

Mon but aujourd’hui est donc d’avoir minimum un E dans mes trois petites matières !

Comme vous avez pu le constater, le système suédois est totalement différent, nous ne suivons pas des tonnes de cours différents sur un semestre complet,  nous nous focalisons à fond sur peu de cours sur des périodes plus ou moins courtes. De plus, l’ambiance en classe est décontractée (l’image de Léna, ma professeure de Suédois l’illustre très bien), toutes les idées sont les bienvenues, sans jugement, et nous sommes encadrés tout en ayant la possibilité de travailler par nous-même. Les professeurs sont très investis, à l’écoute et près à nous prendre sous leurs ailes. Alors même si cette petite période de pré-partiel est un peu stressante, nous sommes tous dans le même cas, même si nos cours sont tous très variés. Nous vivons tout tous ensemble, au même moment. Heureusement que nous avons notre petite carotte devant le nez pour nous motiver… Et oui, plus que quelques petits jours avant le fameux voyage en Laponie ! Voilà notre but de la semaine : tout boucler (vite mais bien) avant le départ samedi vers le vrai Pôle Nord, pour un séjour inoubliable !

Océane

 

 

Voici quelques photos du campus. 

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L’intérieur.. sympa non ?